Laboratoires de physique chimie biologie à Paris : les unités de recherche de l’ESPCI
Les laboratoires de l’école couvrent la physique, la chimie et la biologie, avec une forte culture expérimentale et des sujets souvent situés à l’interface des disciplines. L’ESPCI Paris – PSL s’appuie sur dix unités mixtes de recherche (UMR) et une unité d’appui et de recherche (UAR), chacune disposant de son propre site.
Qu’est-ce qu’un laboratoire physique chimie biologie (UMR) ?
Une unité mixte de recherche (UMR) regroupe des équipes et des projets autour d’une thématique scientifique. Sa gouvernance est partagée entre l’école et un ou plusieurs organismes de recherche (co-tutelles), par exemple le CNRS ou l’Inserm. Cette organisation facilite la continuité scientifique, le partage d’équipements et les collaborations entre disciplines, sans cloisonner les approches.
Les UMR accueillent des chercheurs, doctorantes et doctorants, ainsi que des post-doctorants, selon les équipes et les projets.
Les laboratoires physique chimie biologie à l’ESPCI Paris
Les unités mixtes de recherche de l’école couvrent un spectre large, de la chimie des matériaux à la biophysique, des ondes à la microfluidique, des neurosciences aux systèmes quantiques. Chaque unité réunit des équipes et des projets structurés autour d’une thématique, avec des collaborations actives au sein de PSL et avec des organismes de recherche. Les pages dédiées donnent accès aux axes scientifiques, aux équipes, aux plateformes et, lorsque c’est pertinent, aux offres de thèse et de recrutement.
Chimie Moléculaire, Macromoléculaire et Matériaux (C3M)
Le laboratoire C3M développe des recherches en chimie de synthèse, macromoléculaire et des matériaux, avec un lien fort entre concepts, méthodes et applications. Ses thématiques couvrent notamment la chimie moléculaire et la catalyse, la chimie et le design macromoléculaire, ainsi que la chimie et physicochimie de formulation. Direction : Renaud Nicolaÿ
Chimie, Biologie et Innovation (UMR 8231)
L’UMR Chimie, Biologie et Innovation (CBI) réunit des équipes à l’interface chimie–biologie, des colloïdes et matériaux divisés aux sciences analytiques et bioanalytiques, en passant par la biochimie, la génétique de l’évolution ou des thématiques liées à l’énergie. L’unité favorise les approches transversales, notamment via la miniaturisation, l’instrumentation et la biologie quantitative. Direction : Valérie Pichon
Gulliver (UMR 7083)
Gulliver regroupe des recherches centrées sur la matière molle aux interfaces, la programmation physico-chimique et la physique statistique hors équilibre. Les travaux couvrent un large champ, des systèmes moléculaires et colloïdaux aux méthodes numériques et analytiques, avec un accent marqué sur les phénomènes collectifs et la dynamique. Direction : Olivier Dauchot
Institut des Matériaux Poreux de Paris (UMR 8004)
L’Institut des Matériaux Poreux de Paris développe des recherches en chimie des matériaux, avec une spécialité sur les solides poreux cristallisés. Les travaux visent des applications liées à l’environnement et à l’énergie, avec une logique de conception de matériaux et d’étude de leurs propriétés et usages. Direction : Christian Serre
L’Institut Langevin “Ondes & images” (UMR 7587)
L’Institut Langevin travaille sur les ondes et l’imagerie, avec des axes couvrant les ondes en milieux complexes, la physique sub-longueur d’ondes, et de nouvelles méthodes d’imagerie et de détection. Les recherches s’appuient sur des approches expérimentales, théoriques et instrumentales. Direction : Yannick de Wilde
Physique et Étude des Matériaux (UMR 8213)
Le LPEM étudie les propriétés électroniques des matériaux, avec des sujets allant de la supraconductivité aux systèmes quantiques confinés, en passant par la photonique, le photovoltaïque ou l’électronique hyperfréquence. Les approches peuvent être fondamentales ou appliquées selon les projets. Direction : Dimitri Roditchev
Physique et Mécanique des Milieux Hétérogènes (UMR 7636)
Le PMMH couvre des thématiques en hydrodynamique, interfaces, matière molle et biophysique, ainsi qu’en mécanique physique et physique statistique. L’unité se caractérise par une circulation forte entre sujets et méthodes, et des travaux expérimentaux et théoriques sur des phénomènes multi-échelles. Direction : Ramiro Godoy-Diana
Physique pour la médecine (UMR 8063, Inserm U1273)
Physique pour la médecine transforme des concepts de physique en technologies biomédicales (imagerie et thérapie non invasive), pour la compréhension, le diagnostic et le traitement de maladies. Les axes couvrent notamment la quantification et les biomarqueurs ultrasonores, l’imagerie fonctionnelle et la thérapie ultrasonore. Direction : Mathieu Pernot
Plasticité du cerveau (UMR 8249)
Plasticité du cerveau regroupe des recherches sur le fonctionnement du système nerveux, avec un double regard : comprendre ses mécanismes (évolution avec l’expérience, la fatigue, l’âge) et étudier des dimensions plus appliquées liées aux pathologies. Les équipes travaillent sur la mémoire, les oscillations, les états de vigilance, la connectivité et les circuits neuronaux. Direction : Philippe Faure
Sciences et Ingénierie de la Matière Molle (UMR 7615)
SIMM étudie la matière molle en portant une attention particulière aux échelles mésoscopiques, souvent déterminantes pour les propriétés d’un matériau. Les recherches couvrent notamment les colloïdes et interfaces, les réseaux polymères souples et la matière molle hors équilibre, avec des approches expérimentales et de caractérisation. Direction : Jean-Baptiste d’Espinose de Lacaillerie
Spectrométrie de Masse Biologique et Protéomique (UAR2051)
L’unité SMBP développe et applique des méthodes de spectrométrie de masse pour l’étude de systèmes biologiques complexes. Spécialisée en protéomique et en analyse de biomolécules (protéines, peptides, métabolites), elle s’appuie sur une plateforme technologique dédiée et mène des projets à l’interface biologie, chimie analytique et instrumentation. Direction : Joëlle Vinh
Nos formations bénéficient de l’accès à nos laboratoires
Les laboratoires de l’école participent directement aux formations, en particulier sur tout ce qui relève de la démarche expérimentale et de l’apprentissage par la preuve. Selon les parcours, cette contribution prend plusieurs formes : projets encadrés, accès à des plateformes et à des équipements, interventions d’enseignants-chercheurs, et immersion progressive dans les méthodes de recherche (protocoles, mesures, analyse de résultats).
Cycle ingénieur
Forte place donnée aux travaux pratiques et aux projets scientifiques, avec des sujets et des méthodes en continuité avec les thématiques des unités de recherche.
Masters et programmes gradués
Approfondissement disciplinaire adossé aux laboratoires, avec des projets et des enseignements au contact des équipes de recherche.
Études doctorales :
thèses menées au sein des unités mixtes de recherche, intégration dans une équipe, participation à la vie scientifique du laboratoire.
Collaborations et rayonnement scientifique
Les laboratoires de l’ESPCI Paris – PSL travaillent dans un cadre qui facilite les collaborations, à la fois par leur organisation et par leurs réseaux. La recherche de l’école regroupe environ cinq cent cinquante personnes, dont trois cents chercheurs et enseignants-chercheurs et environ deux cents doctorantes et doctorants, au sein de dix UMR associées notamment au CNRS ou à l’Inserm. Elle s’appuie aussi sur une production scientifique annoncée autour de quatre cent cinquante à cinq cents publications par an, plus d’un brevet par semaine, et deux à trois start-up créées chaque année depuis dix ans. Ce rayonnement s’exprime par :
Des partenariats scientifiques structurants
L’école est, par exemple, membre fondateur de la Fondation Pierre-Gilles de Gennes pour la recherche, aux côtés de l’ENS, de l’Institut Curie, du CNRS et de l’Inserm.
Des réseaux académiques
via PSL et ParisTech, qui réunit sept grandes écoles d’ingénieurs et porte des actions communes (notamment autour des transitions environnementale, numérique et énergétique).
Une dimension internationale
L’école indique cinq accords de double diplôme formalisés et des accords d’échange donnant lieu à des crédits ECTS, selon les parcours.